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Monday, 11 April 2016

Vie de nos expatriés : Salif Cissé, un Malien boxeur poids lourd professionnel aux USA, préparateur de Mike Tyson et autres grands champions...

Vie de nos expatriés : Salif Cissé, un Malien boxeur poids lourd professionnel aux USA, préparateur de Mike Tyson et autres grands champions...
Il est le seul et l’unique représentant du Mali au niveau des compétitions internationales de boxe, après les compatriotes Soungalo Bagayogo, Tidiani Sidibé et autres. Il s’appelle Salif Cissé alias « Cool C » ; Résident à Las Vegas, Nevada (Etats-Unis); catégorie poids lourd, trois fois champion de Paris, finaliste pour le titre de champion WBA et IBF International aux Etats-Unis d’Amérique ; membre du camp d’entraînement du grand Mike Tyson, de ce foudre de guerre Hasim Rahman celui-là même qui a imposé le respect dans l’univers du noble art en battant le champion du monde de sa catégorie, le grand Lennox Lewis. Les ambitions de Salif Cissé pour son pays sont de deux ordres: remporter le titre de champion d’Afrique et booster cette discipline sur sa terre natale. Il en a les moyens.
C’est par un pur hasard que nous avions pris connaissance de l’existence de notre compatriote aussi talentueux dans son domaine. Bien que n’étant pas sur le ring, les commentateurs n’arrêtaient de prononcer son nom à la faveur d’un match de boxe en rediffusion sur une chaîne de télévision étrangère. Nous avons alors décidé d’en avoir le cœur net.  Après quelques péripéties, nous avons pu rentrer en contact avec lui. Coïncidence : il cherchait lui aussi à s’entretenir avec la presse de son pays. C’est donc avec un immense plaisir qu’il se prêta à nos questions.  Interview par téléphone !   

Qui êtes-vous ?
Je m’appelle Salif Cissé alias Cool C. Né dans le cercle de Yélimané, Région de Kayes ; je mesure 1.94 m et pèse 125 kg. Marié, père de deux enfants. Boxeur Professionnel. Je vis aux Etats-Unis depuis 1997.

Quand est-ce vous avez quitté votre pays?
J’ai quitté le Mali dès l’âge de 13 ans pour la France. J’y suis retourné très souvent. J’habite au quartier Djelibougou à Bamako. 

Comment êtes-vous entré dans la boxe?
Au début, c’était juste un jeu, une discipline sportive qui me permettait de garder la forme. J’ai finalement eu du plaisir. J’ai commencé comme boxeur amateur dans un gymVGA Boxing Gym, à Paris en France.

Avez-vous fait carrière en France ?
Oui bien entendu !  J’ai été trois fois champion poids lourd de Paris. J’ai gagné tous mes combats amateur. C’est par la suite que je me suis envolé pour les Etats-Unis en 1997. 

Comment ça se passe là-bas désormais ?
Pas mal ! J’évolue dans la catégorie des poids lourds. J’ai effectué 40 combats pour 26 victoires. J’ai d’ailleurs malheureusement perdu par points dans ma conquête pour le titre de champion du monde WBA et IBF International. J’avoue que cette défaite était due à un manque de préparation adéquate.

A ce qui semble, vous avez collaborer avec de grands boxeurs ?
Oui, j’ai préparé Hasim Rahman quand il a battu Lennox Lewis en Avril 2001 pour remporter le titre de champion du monde WBA, IBO et WBO International. Auparavent j’avais aussi participé à la préparation du grand Mike Tyson dans la plupart de ses combats entre 1997 et 2004.  Actuellement je suis entrain de préparer Cristobal Arreola, qui doit disputer le titre de champion du monde WBC contre l’actuel tenant du titre Vitali Klitschko, le 26 Septembre 2009 à Los Angeles (USA). Immédiatement après cela je dois m’envoler pour l’Angleterre afin de préparer un autre futur champion, à savoir David Haye qui en découdra avec Nikolai Valuev le 7 Novembre 2009 en Allemagne pour le titre de champion du monde WBA.
 
Quelles sont vos ambitions pour le Mali, votre pays ?
Je me réjoui beaucoup de cette question. J’ai besoin de mon pays. Je souhaite partager mon expérience avec tous les enfants du pays. 

Concrètement, qu’est-ce que vous pouvez apporter à ce pays ?
Mon ambition première est de remporter le titre de champion d’Afrique des Poids lourds  pour le Mali. Je souhaite vivement que les autorités de mon pays s’impliquent pour organiser ce championnat. Je m’investirai pour ce faire. Je garanti le titre continental à mes compatriotes.
D’autre part, je voudrais développer d’avantage la boxe au Mali. J’ambitionne de former les futurs champions olympiques (2012 ou 2016). Cela passe forcement par une bonne formation de base. Je leur dis que la boxe fait bien vivre son homme, mais ce n’est pas en un jour. Il faut travailler dur. Je suis prêt à m’engager pour eux et avec eux. 

Avez-vous les moyens de vos ambitions ?
Sans fausse modestie, je dirai oui ! Je compte d’ores et déjà ouvrir une salle moderne de boxe à Bamako. Avec une expérience de plus de 20 ans, je pense être en mesure de partager mes connaissances avec les jeunes de mon pays.
 
Avez-vous arrêté une date pour ce faire ?
Je compte venir au pays avant la fin de l’année 2009 pour mettre en place mon projet en collaboration avec la fédération Malienne de boxe et les autorités sportives du Mali.

Though Shalt not Steal

The Bogolan Merchants Association in Fort Greene Brooklyn has been very successful in improving its piece of Fulton Street. So successful, in fact, that some of its businesses have left the area entirely.

"It became too much of a good thing," says Jonathan Adewumi, former chairman of Bogolan, "I did not foresee it." Adewumi owns Nigerian Fabrics and Fashions, a high end African clothing store. He resigned from his post and moved to a far less fashionable Nostrand in May, "The rent went up 200 percent overnight."

Black and white flags hang smartly from streetlamps in this leafy section of the city. "Welcome to Bogolan Brooklyn," the flags read, " the soul of the Brooklyn renaissance." A few African clothing stores occupy the ground floors of large brownstones. A Chinese Laundromat sits between them.

"The area has been going through an organic rebirth," says Adewumi who helped spearhead Bogolan's initiatives, "but it is a microcosm of what happens all over America. Small business work to build up an area and then developers move in."

"We have lost a couple of businesses because of the high rent," Says Linda Howard as she sits on a custom made Ghanaian chair, "but I don't think it has had an impact on the association." Howard is a co-owner of Ashanti Origins a high end importer of West African furniture and art. Subtle animal prints and wooden furniture sit elegantly in the space.

Bogolan was started in 1995 to promote African culture and business in Fort Greene. The group organized performances and art exhibits to show off the renaissance. But over the past year rent has increased dramatically as professionals move in from Manhattan. The drop in crime and the increase of cultural options have also had an impact.

"Bogolan started as a cultural organization," says Howard, who also serves as the groups treasurer, "but it has developed into a business group." The name refers to a type of traditional cloth made in Mali.

"The names means more than cloth, it is also a ethnic group in Mali," says Howard, "it was a cultural decision."
"They should have called it African Village, not Bogolan," says Ganue Demu, former owner of Demu Cafe, "The fashion people pushed for it." He is not a member.

"Demu Cafe is still here," says Demu at his desk in a prefabricated building on Fulton street with papers strewn around him. He speaks metaphorically. Demu owned Demu Cafe a Nigerian restaurant on Fulton. Last year he closed because of rising rents. Now an upscale restaurant serving American fare occupies the space.

"Landlords don't hate the people," he says in a black t-shirt and African skull cap, "they have to go along with the market." At the end of the 90s Demu Cafe was lauded in New York newspapers as an epicenter of African Arts and culture. A place for poetry and cassava. Now there is only one African restaurant in the area

"Rent has been rising," says Salif Cisse, owner and operator of Keur 'n Deye Senegalese restaurant, "but if you do good business rentals won't matter." People have not been arriving quickly enough for some. "The landlords are increasing rents because of projected interest in the area," admits Howard, her furniture store devoid of customers, "but right now we need the foot traffic."

Business owners in the area claim that the projected interest was driven by nearby Brooklyn Academy of Music. The institution joined up with organizations like Bogolan and announced a move to transform Fort Greene into a cultural district. Consequently, rents skyrocketed. And black owned businesses moved out.

"I am buying the building," says Raven, the 'Harlem Cake Man, " so it doesn't affect me." His small bakery is crowded with customers on Sunday evening, praises waft down from the prayer service upstairs. Operators who own their property, though rare in Fort Greene, are happy with the influx of new residents. Demu now runs a general-purpose office center. But the squat building with rusted metal security gates rarely looks open. He intends to reopen Demu Cafe in the small plot because he owns it.

On the whole, the heart of Bogolan has a distinctly non-African feel. On one block a piano bar, express grocery store and a video store vie for customers. "I have not heard of Bogolan," says Kay Lee, manager of One Green Sushi and Sashimi Restaurant, a Bogolan flag hanging outside her building, "No-one approached me about it." 


Demu thinks all should be part of an African Village. He admits that many of the businesses have nothing to do with Africa. They love the African community, Africa is a label for them.
 
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